Qu’est-ce qui vous a d’abord attiré vers la médecine vétérinaire?
Je suis un cas typique : enfant, j’étais passionnée par les animaux, et quelqu’un m’a offert les livres de James Herriot quand j’étais à l’école primaire; depuis, je rêve de devenir vétérinaire. Au fil de mes études, à mesure que j’acquérais des connaissances et de l’expérience, j’ai pu constater l’impact qu’un vétérinaire pouvait avoir et j’ai pris conscience de l’importance des vétérinaires au sein d’une communauté d’amoureux des animaux de compagnie.
Y a-t-il une affaire ou un moment de votre carrière qui vous a particulièrement marqué?
Il y en a d’innombrables. J’exerce depuis 17 ans et j’ai passé beaucoup de temps en médecine d’urgence ainsi que dans des cabinets en milieu rural et isolé. Il y a des cas qui m’ont marqué parce qu’ils étaient uniques, des moments qui m’ont marqué parce qu’ils étaient déchirants, et des cas dont je me souviens parce que la situation était extrêmement frustrante.
Un des premiers exemples qui me vient à l’esprit, c’est lorsque j’ai diagnostiqué un ver géant du rein chez un chien – un parasite que l’on ne trouve généralement pas à Terre-Neuve – et, comme les options étaient limitées à Terre-Neuve à l’époque et que les propriétaires ne voulaient pas quitter l’île, j’ai dû pratiquer l’intervention chirurgicale pour retirer le rein infesté. Il est difficile d’exprimer avec des mots ce qu’a été cette intervention – c’était une occasion tellement inattendue, et tout simplement incroyablement géniale. C’est sans doute l’anecdote que je raconte le plus souvent quand on me demande « la chose la plus géniale que j’ai faite », mais les patients et les clients qui sont restés gravés dans mon cœur sont légion.



